Ils arrivent chez Prodeval par différents chemins, mais le goût de l’autonomie et de la liberté tout en jouant en équipe est un facteur qu’on décèle à tout coup dans le discours des techniciens itinérants.

Un métier aux talents croisés

Le technicien itinérant va de site en site.
Une camionnette de service dans les champs… le technicien de terrain n’est pas loin!

 

C’est un métier manuel empreint d’espace, de route, de contacts humains et de service.

 

C’est aussi un métier où l’on aime mettre la main à la pâte. En l’occurrence, ici, à la mécanique, à l’électricité, au chauffage, au ramonage, bref, à toute la chaîne de l’installation.

 

À l’arrivée des premiers techniciens itinérants, l’entreprise était plus petite, mais on sait déjà qu’elle a grandi, et elle grandit toujours très vite. L’installation et la mise en service, la maintenance et l’entretien –au départ regroupés– se sont particularisés au fil du temps.

 

Daniel Hynes a donc eu la chance, nous dit-il, de pouvoir mettre des installations en service et de revenir par la suite en faire la maintenance et l’entretien.

 

Touche-à-tout, d’abord formé comme électricien, puis en maintenance biomédicale et en automatisme, il vit aujourd’hui un amalgame manuel qui lui plaît parce qu’il n’y a pas que de l’électricité et de la mécanique, mais aussi du chauffage, des compresseurs à vidanger, des chaudières à ramoner et des groupes froids à entretenir.

 

Même s’il est quelquefois encore appelé en renfort à la mise en service, on le trouve maintenant le plus souvent dans le pôle service après-vente et entretien.

 

Le quotidien

 

Samy Fragères aime la cadence vivante de ses journées, la variété dans son travail, l’autonomie qu’il y trouve, l’esprit sans chichi du groupe, et ses valeurs qu’il fait siennes.

 

Samy Fragères est quant à lui passé d’électricien dans le bâtiment à la maintenance industrielle, mais il n’était pas rassasié. Il avait soif de mouvement et de variété. Il est désormais servi!

 

Heureux de la confiance qu’on lui accorde, il nous dit que les six premiers mois, il n’a jamais accompli les mêmes tâches d’une journée à l’autre alors qu’il travaillait en binôme. Et depuis qu’il travaille seul ou qu’il est lui-même appelé à guider de nouveaux collègues, qu’il s’agisse de maintenance ou d’intervention à la suite d’une panne, ça n’est jamais routinier non plus! Il semble qu’aucun jour ne se ressemble ici.

 

La semaine se structure en partie autour des déplacements. Arriver sur un chantier et y faire de l’entretien, par exemple, demande un jour ou deux… parfois plus. Mais c’est sans compter les différentes situations de travail qui se présentent, qu’il s’agisse d’être guidé au sein d’un binôme, d’avoir des nouveaux à former tout en bénéficiant de leur propre expérience, dans leur domaine ou dans leur spécialité, ou encore, de passage dans les bureaux, de faire remonter les problèmes directement, de vive voix.

 

De semaine en semaine, les techniciens itinérants doivent donc planifier leurs horaires en fonction des mandats qui leur sont confiés. À eux de choisir où ils souhaitent loger, s’ils préfèrent rouler le matin et travailler l’après-midi pour reprendre la route le lendemain, ou plutôt se rendre sur place en fin de journée pour être à pied d’œuvre au lever du jour, le tout variant selon les activités prévues et les distances à parcourir. Bref, ils sont maîtres de leur emploi du temps, et ils doivent s’organiser en conséquence.

 

En cas de besoin ou de doute, ils savent qu’ils peuvent compter sur l’équipe du siège social, en ligne en tout temps. Il y a toujours quelqu’un pour soutenir leur travail.

 

Servir avant tout

 

Enfant, Daniel Hynes, déjà fasciné par la mécanique, cassait les jouets de ses frères pour voir comment c’était fait à l’intérieur. Pas étonnant que, devenu technicien itinérant, on le surnomme «le couteau suisse»!

 

La relation à chaque client, c’est leur raison d’être. Parler au client, comprendre ses besoins, jusqu’à diagnostiquer pourquoi il y a eu une panne, puis résoudre la panne. Pour eux, c’est là un pur régal, tout simplement.

 

S’ils sont le plus souvent accueillis avec soulagement, le client a aussi plusieurs questions à leur poser lorsqu’ils arrivent. La satisfaction du technicien itinérant réside également pour beaucoup dans le fait de répondre à ces interrogations et de résoudre tout problème ou irritant. Quand il quitte le site, les sourires et le contentement du client devant ses réponses et une installation qui tourne mieux lui donnent invariablement des ailes.

 

D’ailleurs, faut-il le dire, il n’y a pas toujours quelque chose qui coince!

 

Toutes les 2000 heures, un technicien de terrain passe voir le client, vérifie son installation, contrôle si tout va bien. Et de plus en plus d’éléments sont mis en place pour le soutenir dans son diagnostic afin d’éviter les pannes.

 

Parmi les vérifications effectuées, citons l’examen des équipements les plus sensibles, soit ceux qui assurent la filtration, là où l’on sèche le gaz encore très humide. Il faut en outre ouvrir les filtres pour voir dans quel état ils sont. Des purges –certaines automatiques et d’autres, manuelles– permettent notamment de vérifier s’il y a des condensats à des endroits où il ne devrait pas y en avoir. Toutes ces opérations sont conçues pour assurer le bon fonctionnement de l’installation.

 

Cela suppose de tout arrêter pendant un certain temps, ce qui a pour conséquence de priver le client d’entrées d’argent pendant la durée des travaux. Certains peuvent en être agacés, mais une fois les contrôles effectués et quelques paramètres modifiés, le système s’en porte mieux! Et quand le technicien remet l’installation en marche, le client est à nouveau content et lui dit généralement: «Ça marche mieux qu’avant! Qu’est-ce que vous avez fait?»

 

Une illustration

 

Voici une illustration de ce type de rapport tout à fait humain et de la forme qu’il a pris ces derniers temps. Daniel nous dit:

 

«On a une installation en République tchèque. Le responsable du site et moi communiquions en anglais. Son diagnostic était qu’il y avait un problème avec le compresseur. Il avait fait venir le sous-traitant en compresseurs, et il comptait sur moi pour confirmer que c’était bien le compresseur qui était en faute. En fin de compte, le compresseur fonctionnait très bien. Le problème était tout autre: le programme arrêtait régulièrement l’installation. Après avoir questionné le responsable des lieux et travaillé à distance avec le service à la clientèle d’urgence du siège social, nous avons résolu le problème. Le client était soulagé et satisfait. À tel point que, lorsque j’y suis retourné dernièrement, en période de mesures sanitaires liées à la COVID-19, il fut très heureux de m’accueillir dans ses bureaux juste au-dessus de chez lui, parce que les hôtels étaient fermés. Il avait tout organisé, des plateaux-repas, tout! J’ai été accueilli en ami.»

 

Il n’y a pas de plus grande satisfaction pour le travailleur itinérant, si ce n’est, tous les jours, de travailler à faire sa part pour un monde plus propre, meilleur.

 

C’est ce qu’on fait maintenant au Canada. On vous parle de ces projets sous peu!

 

 

Vous aimerez peut-être aussi ces articles sur nos métiers:

Assistance client en direct

Chargé de projet

Président

Responsable du montage des sites en biométhanisation

Sur le terrain : les techniciens itinérants
Étiqueté avec :                                    

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *